Jacques Okoué-Edou Économiste Gabonais

janvier 26, 2019 0 158

Dans les années 1970, M. Okoué-Edou était un de ces gamins dont on parle ici en Amérique; ceux qui doivent parcourir des kilomètres et des kilomètres pour aller apprendre.

En effet, Jacques devait marcher 10 kilomètres tous les jours pour aller à l’école. Heureusement, il quitta rapidement le village pour aller faire ses cours élémentaires à Libreville, la capitale du Gabon; où il gagna un concours pour entrer au lycée d’État de l’Estuaire.

Son intérêt marqué pour les sciences économiques lui permis de compléter des études universitaires dans ce domaine. Les difficultés financières et les facteurs de pauvreté lui firent comprendre rapidement qu’il lui faudrait travailler dure s’il voulait réussir. Ainsi, il fût appelé à quitter le Gabon pour aller terminer son master II en Économie et Finances Internationales à l’université de Bordeaux; en France.

Il acheva en juin 2005 sa thèse de doctorat portant sur l’impact de la dévaluation du franc CFA sur une économie en développement : le cas du Gabon. Une première coupure entre sa période de formation académique et son parcours professionnel s’effectua lorsqu’il fût recruté par l’Université de La Rochelle pour y enseigner sur une période de deux ans.

En juin 2007, il atterrit donc à Québec où il occupa de petits boulots jusqu’à ce que l’université du Québec à Rimouski (UQAR) l’engage pour enseigner les cours de Microéconomie, de Macroéconomie et Principes d’Analyse économique aux étudiants en administration. Parallèlement à cette deuxième expérience d’enseignant, le cégep de Limoilou l’embaucha aussi pour faire les cours d’Initiation à l’économie globale. Ce n’est pas tout, l’École Nationale d’Administration Publique (ENAP) lui proposa également d’enseigner le cours d’économie internationale pour une période de deux ans.

Sa carrière était alors en pleine effervescence mais il ne s’y arrêta pas. Avide de nouveaux défis intellectuels, M. Okoué-Edou s’inscrivit à deux masters (l’un en Administration des affaires à l’Université Laval et l’autre en Administration publique à l’ENAP) qui sont toutefois toujours en cours de réalisation.


Par l’entremise d’un blog appelé : « Pour un Gabon meilleur », qu’il tient depuis 2005, il se bat tous les jours pour contribuer à instaurer une véritable démocratie participative et libérale au sein de son pays d’origine. Réel activiste politique, il est l’auteur d’un livre parût en 2007 titré « Pourquoi la dévaluation du franc CFA était-elle vouée à l’échec au Gabon ». Son deuxième livre intitulé « Le boom du pétrole au Gabon : un cas d’étude du syndrome hollandais », est toujours aux presses de l’université Laval et devrait sortir sous peu.

Par l’entremise de sa profession d’enseignant, il contribue d’emblée au développement culturel du pays en valorisant la connaissance du capital humain canadien. Il termina l’entretien en soulignant son appréciation de l’initiative du magazine « l’Afrique qui gagne », qui permet de mettre en lumière les africains partout dans le monde. Il espère également que ces initiatives ne manqueront pas d’interpeller les régimes africains quant à la nécessité de mise en place d’un cadre effectif de démocratie libérale et participative de développement politique, économique, sociale et culturel en vue d’un retour des intelligences africaines vers leurs pays d’origine.

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